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Discours - Il faut mettre fin au fédéralisme impérial pour sauver le Canada

FREEDOM TALK CONFERENCE, LLOYDMINSTER, ALBERTA, 5 MARS 2021

(Traduction de l’original anglais)

Je tiens à remercier mon ami Danny de m'avoir invité à sa conférence cette année encore.

À notre époque, où l’on peut être accusé de croire à des théories du complot dès que l’on dit quelque chose de légèrement controversé, il est réconfortant de se retrouver parmi un groupe de vrais conspirateurs! Des gens qui complotent contre Ottawa!

La dernière fois que j’ai assisté à cette conférence, j’ai parlé du flirt coûteux et finalement futile du Québec avec le séparatisme entre les années 1960 et les années 1990. Comment cela a contaminé et paralysé les débats politiques dans la province pendant des décennies. Comment cela a éclipsé des débats plus importants comme la réforme des soins de santé ou des impôts excessifs et l'intervention du gouvernement dans l'économie.

J'ai soutenu que les Albertains ne devraient pas suivre l'exemple du Québec, que vous gaspilleriez votre énergie, avec probablement des résultats similaires.

De toute évidence, vous êtes nombreux à ne pas avoir suivi mes conseils!

Je me suis entretenu avec certains de nos anciens candidats du PPC ici en Alberta qui se sont joints au parti provincial Wildrose Independence. Ils ont des arguments légitimes pour soutenir la sécession. Je comprends leurs préoccupations et leur motivation.

Nous pouvons tous convenir d'une chose: le Canada est de plus en plus dysfonctionnel chaque année.

La situation empire plus vite sous Justin Trudeau, c'est certain. Comme c'était le cas lorsque son père était premier ministre.

Mais la famille Trudeau n’est pas responsable de tout ce qui ne va pas au Canada.

Il y a des problèmes structurels avec nos institutions, avec la façon dont notre fédération est gouvernée et avec la démocratie elle-même. Ces problèmes garantissent que les choses continueront à empirer.

LES ÉTATS GROSSISSENT SANS CESSE

Permettez-moi de parler un peu des tendances politiques générales avant d'aborder la question du fédéralisme.

Comme l'ont noté de nombreux historiens et philosophes politiques, tous les États ont tendance à croître. Les gouvernements ont recours à toutes les justifications possible pour augmenter leur pouvoir, surtout en temps de crise.

Nous l'avons vu au cours de la dernière année. La pandémie a offert aux gouvernements l’occasion idéale de porter atteinte à nos droits et libertés fondamentaux et d’imposer des mesures draconiennes, sous prétexte de nous protéger contre un virus. Nous sortirons de cette crise avec des États plus gros et plus intrusifs que jamais.

Au cours du 20e siècle, nous avons réussi à vaincre les deux idéologies les plus destructrices prônant le collectivisme et la tyrannie étatique: le communisme et le fascisme. Mais malgré cela, la taille des États a inexorablement continué de croître dans les pays démocratiques victorieux.

Il y a eu une perversion du sens de la démocratie elle-même. Aux XVIIIe et XIXe siècles, les démocrates se sont battus pour l'égalité de tous les citoyens devant la loi et leur droit de se gouverner eux-mêmes, contre le pouvoir despotique des rois et des petites cliques d'aristocrates.

Mais les conservateurs et les libéraux classiques étaient unis dans la conviction que le pouvoir devait être limité. Ils ont adopté des constitutions qui définissent clairement les pouvoirs des gouvernements et les droits et libertés des citoyens qui ne peuvent être violés.

Les gouvernements n'étaient pas censés décider de tout. Dans la plupart des domaines de leur vie, les citoyens pouvaient se gouverner eux-mêmes, au sein d'une société et d'une économie libres. Les gouvernements fixaient des règles de base et la société civile pouvait fonctionner de manière autonome dans ce cadre.

Si vous lisez les essais et les discours de l'époque, vous voyez clairement qu'ils avaient peur que la démocratie dégénère en une tyrannie de la majorité.

Malheureusement, c’est vers ça que nous nous dirigeons. Ce n’est même pas techniquement une tyrannie de la majorité. C’est la tyrannie d’une minorité suffisamment importante pour garder le contrôle des leviers du pouvoir. Justin Trudeau a agi exactement comme un dictateur d’une république bananière même s'il dirige un gouvernement minoritaire.

De plus en plus, la démocratie signifie tout ce qu'un gouvernement peut réussir à faire sans frapper d’obstacle. Si un gouvernement adopte une politique qui est approuvée, ou non désapprouvée, par suffisamment de personnes pour la faire élire ou réélire, alors cela est considérée comme démocratique. Même si cette politique contredit la Constitution, la primauté du droit, les précédents parlementaires, l’égalité formelle de tous les citoyens et les droits et libertés fondamentaux.

Nous avons maintenant un gouvernement par sondage. C’est pourquoi les gouvernements disposent d’énormes budgets de communication, ou nous devrions dire des budgets de propagande, afin de manipuler l’opinion publique et de fabriquer la légitimité démocratique minimale dont ils ont besoin.

Nous perdons nos droits et libertés fondamentaux à un rythme rapide. Nos gouvernements deviennent tyranniques. La politique identitaire nous divise en tribus qui partent en guerre les unes avec les autres. Les valeurs libérales universelles classiques qui sous-tendent la civilisation occidentale s'érodent rapidement. Et nous avons des concurrents comme la Chine, qui n'ont aucun intérêt pour ces valeurs, et dont la puissance militaire et économique augmente rapidement.

Je pense que le plus grand défi de notre temps est de confronter ces tendances. Je suis ici aujourd'hui pour discuter du fédéralisme au Canada, et non de ces questions fondamentales. Mais je ne pense pas que nous puissions comprendre nos problèmes d’unité nationale à moins de les placer dans cette perspective plus large.

CENTRALISATION CROISSANTE

Dans une fédération, la croissance de l’État signifie la croissance de tous les niveaux de gouvernement. Et nous avons connu cela au Canada, bien sûr. Les gouvernements provinciaux sont plus gros et plus interventionnistes que jamais.

Mais cela signifie aussi une centralisation accrue au sein du gouvernement national, indépendamment de ce que dit la Constitution sur la répartition des pouvoirs.

L'objectif de la loi de 1867 n'était pas de subordonner les gouvernements provinciaux à une autorité centrale. Mais plutôt d'avoir des provinces souveraines dans les limites de leurs pouvoirs, traitant des questions locales qui affectent directement les citoyens. Et un gouvernement fédéral souverain dans les limites de ses propres pouvoirs, traitant des questions d'intérêt général national.

Ottawa a assumé toujours plus de responsabilités tout au long du XXe siècle, comme tous les autres pays développés. Mais jusqu'aux années 1970, nous avions encore un État relativement modeste, tout comme les États-Unis.

La tendance centralisatrice s'est accélérée sous Pierre Trudeau. Les années 1970 et le début des années 1980 ont été l'époque de gros déficits et d'une dette croissante. L'ère de l'intervention fédérale accrue dans les soins de santé et l'éducation. L'ère du Programme énergétique national. L'ère de la centralisation et de la nationalisation.

C'était aussi l'époque où le séparatisme est devenu courant au Québec et en Alberta. Le Parti québécois est devenu l’opposition officielle du Québec en 1970, a formé le gouvernement en 1976 et a tenu son premier référendum sur la sécession en 1980. Et les Albertains ont élu pour la première fois un séparatiste lors d’une élection provinciale en 1982.

Dans une fédération vaste et diversifiée comme le Canada, le moyen le plus rapide de susciter le ressentiment et la désunion est de d’avoir un gros gouvernement central qui intervient dans les affaires provinciales, qui est perçu comme favorisant les intérêts de certaines régions par rapport à ceux d'autres, ou redistribuant injustement la richesse de certaines régions à d’autres.

Ces problèmes structurels sont présents dans tous les États fédéraux.

Le méga-État européen est devenu un mammouth bureaucratique qui réglemente tout de manière totalement antidémocratique. Il siphonne la richesse de l'Allemagne et d'autres pays du Nord pour renflouer la Grèce, l'Italie et l'Espagne. De toute façon, comment une démocratie pourrait-elle fonctionner dans une entité aussi vaste et diversifiée?

Le pays qui a toujours été le plus sceptique à l'égard du projet européen, le Royaume-Uni, l'a récemment quitté. Je ne parierais pas que l’Union européenne survivra encore de nombreuses décennies dans sa forme actuelle.

Même aux États-Unis, il y a une discussion renouvelée sur les avantages du sécessionnisme. Le pays est tellement divisé entre les États bleus et rouges, il y a une telle polarisation entre la droite et la gauche, que certains disent qu'il vaudrait mieux se scinder en au moins deux pays.

Et là aussi, Washington grossit depuis des décennies et intervient de plus en plus dans la vie des gens, malgré ce que dit la Constitution. Non seulement Washington grossit, mais le pouvoir est de plus en plus concentré dans la personne du président.

Ce que nous avons à Ottawa, Washington et Bruxelles, ce ne sont pas des gouvernements fédéraux. Ce sont des gouvernements impériaux. Nous n’avons plus de véritable fédéralisme, avec une répartition claire des pouvoirs. Nous avons un fédéralisme impérial.

SÉNAT TRIPLE-E

Ainsi, en tant que conservateurs, libéraux classiques ou libertariens, nous avons plusieurs problèmes à résoudre, ou tendances à contrer: des États qui ne cessent de croître; une démocratie qui dégénère en tyrannie de la majorité ou d'une importante minorité dominante; et enfin, un gouvernement fédéral qui centralise le pouvoir.

Je sais ce que plusieurs d'entre vous pensez. Cette majorité tyrannique ou minorité dominante est constituée des grands centres de population du Québec et de l'Ontario. L'axe Montréal-Ottawa-Toronto qui est assez puissant pour élire et contrôler les gouvernements fédéraux. L'élite laurentienne.

Parce que notre population est inégalement répartie à travers le pays et concentrée dans cette région, un gouvernement fédéral doit surtout courtiser les électeurs qui s’y trouvent et peut ignorer les autres régions du pays où il a peu de soutien, comme l'Alberta.

Je pense que c’est là une bonne description de la stratégie du Parti libéral!

Cette répartition inégale de la population et ses conséquences sur la politique fédérale sont un problème qui existe dans toutes les fédérations.

La mise en place d’un Sénat Triple-E (élu, avec des pouvoirs effectifs et égal) est une solution qui fait partie des débats politiques depuis des décennies ici dans l'Ouest canadien, depuis l'époque du Parti réformiste. Le Parti Maverick le propose aujourd'hui comme une alternative à la séparation.

Je ne suis pas en faveur d’une telle solution, pour plusieurs raisons.

C'est inspiré du modèle américain. Cela n'a pas empêché la centralisation du pouvoir et la croissance de l’État à Washington. Il y a encore moins de chance que cela fonctionne ici.

Tout d'abord, nous aurions besoin d'un amendement constitutionnel, et vous savez à quel point c'est difficile d’en adopter un. Il n'y a aucune chance que cela soit accepté par le Québec.

L'une des questions centrales de la politique québécoise depuis la conquête britannique est la peur de devenir une minorité plus petite au Canada et de perdre le contrôle de son destin. Vous, dans l’Ouest, ne voulez pas que votre vie soit déterminée par l’élite laurentienne. Les Québécois ne veulent pas que leur vie soit déterminée par neuf provinces anglophones.

Le gouvernement et la population du Québec n'accepteront tout simplement jamais d'avoir la même représentation et la même influence que l'Île-du-Prince-Édouard au sein d'une institution fédérale avec plus de pouvoirs.

Peut-être que vous ne vous souciez pas de ce que pensent les Québécois. Mais même de votre point de vue de l’Ouest, je ne vois pas en quoi cela serait avantageux.

Même dans un Sénat Triple-E, les provinces de l'Ouest seraient en minorité. Les quatre provinces de l'Atlantique, qui sont depuis des décennies les plus dépendantes des transferts fédéraux, auraient le même nombre de sièges, environ 40 % selon la représentation des Territoires, même si elles ne représentent que 6 % de la population. Leur influence augmenterait considérablement.

Ajoutez le Québec et le Manitoba, et vous obtenez une situation où les provinces les plus pauvres, dont l’intérêt est de recevoir plus de transferts d’Ottawa, contrôlent le Sénat bien qu’elles représentent moins de la moitié de la population du pays.

Il n'y a aucune raison de croire que les sénateurs de l'Ouest voteraient en bloc de toute façon. La culture politique de la Colombie-Britannique est très distincte. Même ici, en Alberta, il n'y a pas longtemps, vous aviez un gouvernement néo-démocrate qui avait exactement la même vision d’un gros gouvernement que vous trouvez dans l'Est. Un sénateur néo-démocrate de l'Alberta appuierait un programme national d'assurance-médicaments, un programme national de garderies et d'autres programmes fédéraux inconstitutionnels proposés par les libéraux et le NPD à Ottawa.

Avec un Sénat Triple-E, vous pourriez changer un peu le processus d'adoption de ces lois, mais le résultat sera essentiellement le même. Il n'y a absolument aucune raison de croire que cela renverserait la tendance au fédéralisme impérial. En donnant plus de légitimité au gouvernement fédéral, cela pourrait au contraire le renforcer.

DÉCENTRALISATION RADICALE

Au lieu d'essayer de changer la façon dont un gouvernement fédéral autoritaire et interventionniste fonctionne pour le rendre plus acceptable pour l'Ouest, vous devriez essayer de le rendre moins autoritaire. Vous devriez viser des réformes réalisables, au lieu de gaspiller du capital politique sur une réforme qui est inaccessible et qui ne résoudra rien de toute façon.

La solution est de réduire radicalement la taille d'Ottawa. Presque tout ce qui va mal dans ce pays aujourd'hui vient d’Ottawa. Nous sommes un pays immense avec des cultures régionales très diverses. Au lieu d'avoir des politiques universelles imposées par Ottawa, nous devrions avoir des gouvernements provinciaux autonomes qui répondent aux besoins et aux souhaits de leurs citoyens.

Ottawa ne devrait s'occuper que des questions nationales et internationales sur lesquelles nous avons des intérêts communs. Le reste devrait être laissé aux provinces.

Cela signifie que toutes les intrusions fédérales dans les compétences provinciales telles que les soins de santé, l'éducation, le logement et les infrastructures locales devraient cesser. Ottawa devrait transférer des points d’impôt au lieu de subventions conditionnelles pour les soins de santé afin que les provinces soient financièrement autonomes et ne dépendent plus d’Ottawa.

Nous devrions permettre à toutes les provinces de prendre en charge la gestion de programmes comme la police provinciale, les pensions, la formation de la main-d’œuvre ou la sélection des immigrants, comme l'a fait le Québec.

Les provinces doivent être responsables du succès ou des échecs de leurs propres politiques. Et bien sûr, nous devrions réduire et réformer le programme de péréquation pour mettre fin à la culture de la dépendance et encourager les provinces à adopter des politiques qui favorisent la croissance économique.

C’est le programme que propose le Parti populaire. Et si je devais écrire la question pour le prochain référendum en Alberta, ce serait: Êtes-vous d'accord pour que le gouvernement fédéral cesse toute intrusion dans les compétences provinciales? Une majorité de OUI lancerait le débat dans la bonne direction.

D'ailleurs, cette décentralisation radicale était l'autre grande réforme de la fédération proposée par le Parti réformiste dans les années 1990. Si Preston Manning s'était concentré sur cela plutôt que sur le Sénat Triple-E, il aurait peut-être reçu un certain appui au Québec.

Qui sait, si Manning avait pris cette voie, peut-être n'aurait-il pas ressenti le besoin de fusionner l'Alliance canadienne avec les progressistes-conservateurs pour obtenir plus de votes dans l'Est et, ce faisant, ramener les Red Tories à la vie. Pensez-y!

Notez que dans leur récent livre Moment of Truth: How to Think About Alberta's Future, Jack Mintz, Ted Morton et Tom Flanagan discutent de trois options pour l'Alberta: 1. des réformes institutionnelles, y compris le Sénat Triple-E, pour lui donner plus d'influence à Ottawa ; 2. plus d'autonomie; et 3. la séparation.

Ils rejettent la séparation. Leur choix préféré est la réforme institutionnelle, mais ils conviennent que ce n’est pas possible pour le moment et proposent donc l’autonomie à la place. Je partage la même conclusion que ces éminents défenseurs des intérêts de l’Ouest. Je pense que c’est pour cela que je suis souvent appelé «l’Albertain du Québec»!

TROIS OPTIONS

Alors, quelles sont vos options pour voter au niveau fédéral si vous voulez changer le régime désastreux de Trudeau?

Tout d’abord, vous pouvez voter pour… euh, quel est son nom encore? Le gars qui a remporté la course à la direction des conservateurs l'automne dernier? O’Toole, oui, Erin O’Toole, c’est lui!

Pour autant que vous voulez vous débarrasser de Trudeau, voter pour le PCC ne changera absolument rien.

Les conservateurs ne veulent pas résoudre les problèmes structurels du Canada. Ils ne reconnaissent même pas qu’ils existent.

Ils n'ont rien à dire sur notre régime fédéral impérial et notre démocratie défectueuse.

Ils n'ont rien à dire sur la centralisation des pouvoirs à Ottawa.

Ils n'ont rien à dire sur la péréquation.

Ils n’utiliseront pas la Constitution pour construire des pipelines.

Ils n'ont rien à dire sur la politique identitaire. Au contraire, ils jouent cette carte comme les autres partis!

Ils soutiennent l'Accord de Paris et la tarification du carbone. Ils soutiennent les confinements, les dépenses massives et les déficits.

Il y a très peu de différence de fond entre eux et les libéraux.

Ils ont accepté les règles du jeu actuelles et se sont réconciliés avec les tendances idéologiques dominantes. Et donc, leur seule option est de courtiser les électeurs de l'Ontario et du Québec avec des politiques de centre-gauche à la mode.

C’est aussi ce qu’ils faisaient sous l’ancien chef, Andrew euh… Andrew… Peu importe! Et c’est pourquoi j’ai finalement décidé de quitter ce parti moralement et intellectuellement corrompu.

Ce n’est pas un hasard si les conservateurs élisent des dirigeants anonymes, ennuyeux et sans conviction. Ils ne peuvent pas se permettre d'avoir de fortes convictions conservatrices.

Et cela garantit que d'une manière ou d'une autre, ils perdront. Ils perdront probablement l’élection parce que les électeurs de centre-gauche de l’Est du Canada ne feront pas confiance à un chef qui change d’idée comme l’a fait O’Toole, passant du vrai bleu au rouge dans les 24 heures après être devenu chef.

Même si, par miracle, ils remportaient les élections, ils n'auraient aucun mandat de changement. Ils sont prisonniers de ce système, et ils gouverneraient inévitablement au centre-gauche, et non comme de vrais conservateurs, pour être réélus.

Les conservateurs ne défendront pas vos intérêts. Erin O'Toole n’est pas le chef de l’opposition officielle, il est le chef de l’opposition au conservatisme. C’est pourquoi il a expulsé mon ami Derek Sloan du parti.

Ils tiennent votre vote pour acquis et vous gaspillez votre vote si vous le leur donnez.

Une autre option est de soutenir le Parti Maverick.

Je crois que le Canada est toujours un pays formidable qu'il vaut la peine de sauver malgré tous ses défauts. Je suis persuadé que la plupart d’entre vous préféreraient réformer le Canada. Si vous souhaitez toujours conserver l'option de la séparation, ne votez pas pour Maverick. Votez plutôt à l'échelle provinciale pour le Parti Wildrose Independence.

La séparation ne peut se produire que si un gouvernement provincial tient un référendum. Le Bloc québécois n'a jamais rien fait de pertinent pour le Québec. Il n'a rien fait pour apporter plus d'autonomie à la province ou pour renforcer le projet séparatiste.

Maverick propose une solution à deux voies - l'adoption du Sénat Triple-E ou la séparation. Si vous pensez qu’il est encore possible de réformer le Canada, ne perdez pas votre temps avec Maverick et sa proposition de Sénat Triple-E. Essayez plutôt le Parti populaire. Le changement viendra si des Canadiens de tout le pays appuient le changement. Et c’est ce que nous essayons de faire.

Je ne vais pas vous dire que je gagnerai la prochaine élection avec ces idées. On est loin d’avoir une majorité d'électeurs au Canada en faveur de cette solution de décentralisation radicale pour le moment. Mais il n'y a pas non plus de majorité en faveur d'une autre solution. Pas de majorité pour un Sénat Triple-E ou pour le séparatisme ici dans l’Ouest. Il n'y a que la paralysie que les libéraux exploitent pour se maintenir au pouvoir.

La solution que je propose est tout à fait réalisable sur le plan constitutionnel - en effet, elle repose sur le respect de la Constitution. Et c'est beaucoup plus réaliste politiquement.

Il faut commencer quelque part. Une minorité petite mais dynamique et croissante peut soulever des questions et forcer les autres à en débattre.

Mais il y a une raison encore plus importante de soutenir le PPC. Ce que nous proposons, c'est une révolution idéologique.

Comme je l'ai dit au début de mon discours, nous perdons nos droits et libertés fondamentaux à un rythme rapide. Nos États ne cessent de croître. Nos valeurs occidentales traditionnelles s'érodent rapidement.

Si cette tendance ne s’inverse pas, nous pouvons tous dire adieu à notre prospérité et à notre mode de vie. Que vous ayez ou non un Sénat Triple-E, un gouvernement conservateur ou libéral à Ottawa, cela ne fera aucune différence.

Nous sommes le seul parti qui lutte ouvertement pour ramener nos droits et libertés, et protéger notre souveraineté contre les organisations mondialistes.

Le seul parti qui lutte ouvertement pour restaurer nos institutions et notre fédération telles qu'elles ont été conçues.

Le seul parti qui lutte ouvertement pour de véritables valeurs conservatrices de liberté, de responsabilité d'équité et de respect.

Tout le monde se déplace à gauche ou à l'extrême-gauche, y compris le Parti conservateur.

Tous les autres partis veulent nous faire foncer dans un mur à des vitesses différentes. Je veux arrêter la voiture et changer de direction!

C’est l’option que je vous offre, ainsi qu’à tous les Canadiens de notre beau pays. J'espère que vous y réfléchirez.

Merci.